Adieu à Vézelay (7)

Publié le par William Kisasondi

Épisode septième 

Ma hiérarchie m'avait assuré que j'aurais de l'aide pour mon déménagement, mais je n'en ai pas eu dans les délais imposés. Je n'avais pas les moyens d'embaucher un professionnel et j'ai donc dû me débrouiller par moi-même pour faire mes cartons, malgré mes douleurs persistantes et handicapantes. J'ai pu faire enlever une partie de mes affaires par une entreprise de débarras et emporter ce que j'avais emballé grâce à l'aide d'un ami que je remercie sincèrement au passage. À    force de lassitude, j'ai fini par rendre les clés afin de pouvoir enfin tourner cette page-là. 

Je n'ai plus entendu parler de cette histoire. Après presque quinze années de bons et loyaux services au musée, il me fallait penser à autre chose. À la préparation de ma retraite, par exemple, qui se profilait dès le début 2022. Et à la prochaine rédaction de mon troisième ouvrage. Je suis passé par la construction de multiples scénarios qui se voulaient la suite de mon second livre. À la fin de celui-ci, mon héroïne allait soit épouser le centaure Chiron sur les mondes divins, soit aller vivre dans la capitale à la place de sa sœur. La fin d'un livre est toujours un adieu souvent chargé de larmes et je n'avais pas envie d'abandonner mon héroïne, je voulais suivre encore ses aventures et explorer davantage ce monde (ou ces mondes, devrais-je dire) que j'avais imaginé. Plus vrai que nature, donc, ainsi que le disait ce cher Vian… 

À quoi bon écrire lorsqu'on est pas lu, me direz-vous ?  On n'écrit pas pour cela, mais par un besoin irrésistible, une pulsion créatrice, on écrit pour soi. Si ce n'était pas le cas, on arrêterait dès lors qu'on n'a pas trouvé le succès. Et les petits écrivains comme moi rencontrent rarement le succès, ce dernier est réservé aux Nothomb, Musso et autres Houelbecq… Les autres se contentent de persévérer, ils n'en sont pas moins écrivains, d'ailleurs les salons du livre en sont pleins ou du moins l'étaient-ils jusque là. 

La conjoncture actuelle aura tout changé. Il m'était difficile de fréquenter des lieux fermés à une partie de la population dont le seul tort est de refuser d'obéir au diktat ambiant, à la folie liberticide qui s'est emparée de nos sociétés. Dans ces conditions, mieux vaut (et cela n'engage que moi) abandonner toute compromission. D'ailleurs, si chacun faisait de même, nous n'en serions pas là ! Ceux (quels qu'ils soient) qui nous ont imposé cela sous un prétexte fallacieux, ont misé sur le sens de la hiérarchie et le goût (inculqué?) de l'obéissance associé à la peur des sanctions. Apparemment du jour au lendemain, ils ont jeté un couvercle sur la planète entière en l'engluant dans des règles sans fin. «  Si vous n'obéissez pas, il y aura des millions de morts », ont-ils menacé ! Tous ceux qui avaient un tant soit peu de pouvoir se sont empressés d'obéir et de veiller à ce que ceux qui dépendaient d'eux fassent de même. 

Tout avait été préparé en amont (de nombreux documents le prouvent, il suffit de les chercher) depuis de nombreuses années. Une opportunité s'est présentée, à moins qu'ils ne l'aient provoquée, d'imposer leur programme : virus puis vaxxin puis pass (qui n'est qu'un passeport intérieur discriminant une certaine catégorie de personnes, ça porte un nom) qui mènent de concert à une société divisée entre « bons » et « mauvais » citoyens. 

à suivre...

Les brumes du passé seront bientôt derrière nous

Les brumes du passé seront bientôt derrière nous

Publié dans Vézelay

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article